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Le baobab, A. digitata, possède 2n = 160 chromosomes, tandis que les autres espèces de baobab en ont 2n = 88. Il est probable qu’il y ait plusieurs copies d’au moins une partie des chromosomes dans chaque cellule.

Cela signifie que l’interprétation des études de génétique moléculaire est plus difficile que pour les espèces qui présentent les deux séries de chromosomes habituelles. Les résultats préliminaires de tests de provenances réalisés sur trois sites maliens en 2001 ne montrent pas de différences de croissance significatives. Des études de génétique moléculaire ont été menées en Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Ghana et Sénégal) avec une concentration plus forte au Bénin. La variabilité des caractères morphologiques a également été évaluée dans les mêmes populations au Bénin. Les analyses ont révélé que, dans ce pays comme dans l’ensemble de la région, plus de 80 % de la diversité génétique se trouvait au sein des populations et que la différenciation génétique entre populations augmentait avec l’éloignement géographique.

Fleur de baobab

Fleur de baobab

Cela indique qu’il n’existe pas de barrières visibles faisant obstacle au flux de gènes entre les populations des pays d’Afrique de l’Ouest mais, comme on s’y attendrait, la probabilité que des graines ou du pollen soient transportés diminue avec la distance. Lorsque le flux de gènes est interrompu entre les populations pendant plusieurs générations, les populations diffèrent de manière aléatoire et le degré de différenciation ne correspond pas à la distance géographique. Bien que le flux génétique soit évident, les populations les plus éloignées diffèrent de manière significative. Cependant, au Bénin, la différentiation génétique correspond faiblement à la variation morphologique. Il apparaît donc que les forces d’évolution influençant les marqueurs moléculaires utilisés sont différentes de celles qui ont une incidence sur les caractères morphologiques étudiés. La plupart des populations de baobabs qui ont été étudiées présentent une diversité similaire au niveau de séquences d’ADN aléatoires, à l’exception de celles du Sénégal, qui se caractérisent par une diversité moindre. Les populations qui sont les plus influencées par les humains montrent une variabilité légèrement moins grande que celles soumises à une influence humaine plus faible, peut-être parce que certains arbres situés à proximité d’habitations sont issus de fruits achetés sur les marchés locaux. En général, les arbres voisins sont apparentés, ce qui pourrait avoir des effets négatifs associés à l’autofécondation répétée si la taille des populations se rétrécit ou si la pollinisation entre des arbres non apparentés est interrompue par une fragmentation du paysage.


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