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Insectes grillés, algues en poudre, viande en éprouvette… Les aliments du futur font le buzz. Ils se répandent sur Internet, et parfois déjà dans nos assiettes. Parmi les tendances qui pourraient bien émerger en 2016 : le baobab.

Sur la planète du Petit Prince, le baobab est un danger : « un baobab, si l’on s’y prend trop tard, on ne peut jamais plus s’en débarrasser. Il encombre toute la planète. Il la perfore de ses racines. Et si la planète est trop petite, et si les baobabs sont trop nombreux, ils la font éclater. » Mais, sur Terre, il est éminemment bienveillant.

Le fruit de baobab bio Baomix

Le fruit de baobab bio Baomix

Le baobab est un arbre à palabres. Sous ses ramures, les villageois se rassemblent pour débattre des questions publiques, écouter des contes et, donc, vivre ensemble. En Afrique tropicale, cet arbre est le lieu où l’on parle. En Europe, il est l’arbre dont on commence à parler. Parce que, sous sa majesté, il recèle des trésors nutritifs. Les fruits du baobab africain (Adansonia digitata) contiennent des graines entourées d’une pulpe blanche acidulée, appelée « pain de singe ». Traditionnellement utilisée comme anti-diarrhéique, elle permet aussi de réguler le transit intestinal, en plus de donner un sacré coup de fouet. Car la pulpe du bouye – le nom du fruit en wolof – est un vrai alicament, 100% naturel. Elle contient deux fois plus de calcium que le lait demi-écrémé, deux fois plus de vitamine C que l’orange, et quatre fois plus d’antioxydants que le kiwi – et la liste de ses bienfaits est encore longue.

Séchée et réduite en poudre, le pain de singe fait fureur au Royaume-Uni, depuis déjà un an. En France, nous nous attendions à la même vague de popularité. En 2007, la pulpe déshydratée a reçu une autorisation de mise sur le marché. Mais ensuite : rien. Le grand silence. Ce produit, vendu comme complément alimentaire, en poudre comme le Baomix ou en gélules, n’a séduit que les sportifs.

Et si 2016 marquait – enfin – l’avènement du baobab en France ?

En Afrique, le jus de bouye est réalisé à partir de pulpe fraîche, mise à tremper puis dissoute dans l’eau. La préparation est ensuite filtrée, puis sucrée, et parfois aromatisée à la fleur d’oranger.
Les usages du baobab ne s’arrêtent pas là. Les feuilles (diurétiques et vermifuges, entre autres) peuvent s’infuser ou être utilisées dans des sauces. Les graines, elles, sont dégustées comme des bonbons (fraîches ou grillées, parfois avec sucre et épices), pressées pour leur huile, ou servent de succédané au café.


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